Le Signal – Maxime Chattam

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La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Un havre de paix. Du moins c’est ce qu’ils pensaient….

Meurtres sordides, conversations téléphoniques brouillées par des hurlements inhumains et puis ces vieilles rumeurs de sorcellerie et ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents…

Comment le shérif dépassé va-t-il gérer cette situation inédite? Ils ne le savent pas encore mais ça n’est que le début…

Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?

Ce que j’en pense…

Avec « Le Signal », Maxime Chattam nous livre cette fois-ci un roman fantastique et non un thriller. Il souhaitait se faire plaisir en allant vers ce genre qu’il affectionne. Les héros de ce livre sont de jeunes adolescents à la manière des séries TV comme « Strangers Things ». 

Je me suis plongé dans cette histoire avec beaucoup d’attentes comme tout bouquin de Chattam. Comment va-t-il faire pour me tenir en haleine pendant 700 pages ?

Je dois avouer que le début a été laborieux car il a fallut que je m’adapte aux personnages et à leurs dialogues de jeunes ados qui me m’intéressaient guère au départ. J’ai persévéré et j’ai passé les 200 pages. Le suspense s’installe progressivement avec des incidents ou des meurtres isolés. J’ai commencé à trouver les situations intéressantes arrivé aux 300 pages.

J’ai eu droit à des manifestations d’esprits ou de fantômes dans la maison des Spencer, la famille phare du roman. Le père se pose des questions et mène son enquête. A côté de ça, les enfants de la famille et leurs copains sont confrontés aux attaques d’un monstre. Et un inspecteur de police va enquêter sur des meurtres inhabituels dans cette bourgade de Mahingan Falls.

Le roman fantastique n’est pas mon genre de prédilection mais je dois dire que le style de Maxime Chattam est agréable à lire. L’auteur sait faire monter la tension au fil des pages. Pour moi, la meilleure partie se situe dans les 400 dernières pages, avec une montée de l’horreur sur les 100 dernières pages. Là, j’ai eu enfin peur pour nos héros et leur famille. Pour le dénouement, l’auteur envoie du lourd !

Je dois avouer que je me suis attaché aux personnages de cette histoire, que ce soit les ados, le père ou la mère de la famille Spencer. Au départ, seuls les ados sont confrontés à des choses surnaturelles, puis le doute s’installe aussi dans le monde des adultes.

Les personnalités et caractères de ces ados sont très différents et se complètent très bien. Ceux-ci se lancent des défis pour mériter leur place dans la bande. Leur courage va être mis à rude épreuve par la manifestation de ce « monstre ». J’ai été en totale empathie avec eux et j’ai aimé leurs réactions face à l’inconnu.

En conclusion, j’ai bien aimé ce roman fantastique, malgré les quelques longueurs inhérentes à un pavé de 700 pages. L’écrivain s’en tire plutôt bien avec un final très réussi. C’est à votre tour de vous faire votre opinion en découvrant « Le Signal » de Maxime Chattam.

Sortie : 24 octobre 2018

Éditeur : Albin Michel

Genre : Roman fantastique

L’Appel du néant – Maxime Chattam

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Tueur en série…

Traque infernale.

Médecine légale.

Services secrets….

Terrorisme.

La victoire du Mal est-elle inéluctable ?

Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.

C’est le troisième volet mettant en scène le personnage de Ludivine Vancker après la conjuration primitive et la patience du diable.

Ce que j’en pense…

Il y a deux parties dans ce livre.

La première partie nous présente un tueur en série en action et l’enquête qui va suivre. Cette partie est très prenante et addictive. Pour moi la plus réussie. J’ai aimé retrouver le style de l’auteur au meilleur de sa forme.

Le personnage de Ludivine Vancker est particulièrement bien travaillé. Sa personnalité est multiple, avec ses doutes sur une vie normale et équilibrée, son caractère bien trempé. C’est une profileuse hors pair. Elle va devoir faire face à de nombreuses épreuves durant cette intrigue. Va-t-elle tenir le choc ?

La seconde partie du livre est axée sur le terrorisme. C’est un sujet d’actualité et la France a eu sa part d’horreur et de désolation sur son sol ces dernières années. Je vous laisse découvrir seuls le déroulement de l’histoire.

Enfin, Maxime Chattam arrive à relier les deux parties et relance la machine. La traque continue avec diverses pistes explorées. Je dois dire que cette seconde partie m’a moins convaincu et était moins surprenante.

Par contre, le final est de toute beauté et l’auteur a su me surprendre encore. Bravo pour cette épilogue bluffante et inattendue !

Pour conclure, je dirais que j’ai aimé la plume de Maxime Chattam mais que son livre m’a laissé sur ma faim. Un avis mitigé, certes, mais un bon thriller quand même. A vous de vous faire votre avis !

L’appel du néant – éditions Albin Michel – Sortie : 8 novembre 2017

Biographie

photo maxime chattam

©Jean-François Robert

Maxime Chattam est né le 19 février 1976 à Herblay, dans le Val-d’Oise, à Paris.

Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Guy Sylvain Drouot, romancier français, spécialisé dans le roman policier.

Au cours de son enfance, il fait de fréquents séjours aux États-Unis: sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon, ville qui lui inspirera son premier roman. Rêvant d’abord d’être comédien, il suit le Cours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein et joue dans plusieurs téléfilms.

Il fait plusieurs petits boulots pendant plus de deux ans et reprend ses études de Lettres modernes. Il écrit « Le cinquième règne » à cette époque puis fin 1999, devient vendeur de romans policiers à la FNAC. « Le Cinquième règne » est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams.

Il suit une formation en criminologie pendant un an à l’Université de Saint-Denis. Durant cette année, il apprend les rudiments de la psychologie criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale.

Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige « L’âme du mal » en 2001, qui est publié l’année suivante chez Michel Lafon. Signé du pseudonyme de « Chattam », en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert rapidement un public. Ce roman devient le premier volet de la « Trilogie du mal, » suivi de « In Tenebris » (2003) et « Maléfices » (2004).

Marié à l’animatrice Faustine Bollaert depuis 2012, il est père d’une fille née en 2013 et d’un garçon né en 2015.