Pire que le mal – Sylvain Forge

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Sortie : 15 mars 2017

« Pire que le mal » de Sylvain Forge est un polar très documenté qui nous immerge dans l’univers d’une multinationale américaine. Celle-ci possède des laboratoires de recherche spécialisés dans la chimie. Nous allons découvrir une histoire à la fois  contemporaine et historique.

Il y a tout d’abord le meurtre de Lucas que son frère Benjamin Delmas, médecin psychiatre, essaie d’élucider. En effet, son frère Lucas a été retrouvé noyé dans un canal à Bangkok. Il n’a pas vu Lucas depuis si longtemps. Il s’entendait mal avec ce frère rebelle, membre d’une organisation écologiste radicale et si prompte à voir des complots derrière tous les malheurs du monde.

Grâce à une étrange lettre cachée et en retrouvant certaines amies de son frère, Benjamin comprend que son frère allait boucler une longue enquête. Il avait voyagé dans plusieurs pays d’Asie à la rencontre de paysans qui n’avaient qu’un seul point commun: ils avaient tous utilisé un pesticide surpuissant, le binarzole, fabriqué par la multinationale BGC.

Benjamin pensait que son frère était un illuminé. Mais là, il est obligé de constater, de l’avis des amies de son frère, que Lucas à fait preuve de courage en voulant dénoncer un scandale écologique de grande ampleur.

Grâce à l’aide des amies de Lucas, Benjamin va pouvoir suivre une piste solide. Il va découvrir qu’une multinationale nommée BGC vend des pesticides interdits par l’union européenne dans des pays d’Asie dont l’Inde.

Cette multinationale BGC étend sa toile sur le monde entier et cherche à prendre des parts de marché dans le commerce des OGM. Elle souhaite faire une OPA sur un groupe concurrent et ainsi devenir numéro un dans le secteur des OGM.

Les activistes d’une organisation écologique radicale dont faisait partie Lucas souhaitent manifester leur désaccord le jour J qui annoncera la fusion acquisition du groupe BGC.

Ce polar nous dévoile l’action d’un groupe surpuissant qui s’affranchit des règles et des lois pour préserver son empire. Ce groupe est prêt à faire appel à des mercenaires pour se débarrasser des personnes qui entravent sa marche. Cela fait réfléchir et pose question.

Cette enquête que poursuit Benjamin Delmas se suit avec intérêt et l’on apprend beaucoup de choses. Benjamin va découvrir la vie de son frère Lucas et ses recherches.

La galerie de personnages croisés est très riche. Le caractère des femmes dans cette intrigue est plutôt fort et indépendant. Les hommes sont plutôt suiveurs ou autoritaires. Des pressions psychologiques vont être exercées sur des êtres pour les faire parler ou pour qu’ils se taisent. Et cela va aller jusqu’à la menace de mort pour eux-mêmes ou pour leur proches.

Lorsque le puzzle est achevé alors l’histoire s’emballe. Une course poursuite se déclenche et nos héros se retrouvent sous tension et en danger. La suite des évènements ainsi que le dénouement final est alors bien incertain.

Je remercie Sylvain Forge et les Editions du Toucan pour cette excellente enquête pleine de suspense qui ravira tous ceux qui s’interrogent sur les actions occultes des multinationales liées à la chimie et sur le fonctionnement des organisations écologistes radicales.

BIOGRAPHIE

sylvain forge2Sylvain Forge vit à Nantes depuis plusieurs années. Pour cet amateur de théâtre et de jeu de rôles, qui a depuis longtemps le goût de raconter des histoires, l’écriture est apparue comme une suite naturelle.

Après un second polar se déroulant dans le Vichy des années d’Occupation (Le vallon des Parques, Éditions du Toucan), il a mis la cité des Ducs de Bretagne au centre d’un nouveau roman à suspens : la Trace du silure (même éditeur).

Son polar, « Un parfum de soufre » (2015), a obtenu la plume d’argent du thriller francophone.

« Sous la ville » (juin 2016), aux Éditions du Toucan, met en scène un policier fils de harki. Finaliste prix POLAR du meilleur roman francophone, festival Cognac 2016.

Son dernier roman « Pire que le mal » sortira aux Éditions du Toucan, le 15 mars 2017.

 

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Ne prononcez jamais leurs noms – Jacques Saussey

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Sortie : le 11 janvier 2017

Muté au pays basque pour insubordination, le commandant Daniel Magne s’est aussi éloigné de sa compagne, la lieutenant Lisa Heslin.Alors qu’il noie son ennui dans une consommation d’alcool au-delà des limites autorisées, il est par hasard témoin d’un gigantesque attentat en gare de Biarritz.

Un wagon entier est soufflé par une explosion, laissant plusieurs dizaines de victimes.Lancé à la poursuite d’un suspect, Magne tombe dans un piège et se retrouve kidnappé dans un lieu inconnu.Lisa est alertée et décide de rejoindre Biarritz pour participer à l’enquête.

MON AVIS

Ce nouvel opus « Ne prononcez jamais leurs noms » de Jacques Saussey vaut le détour. Ce auteur est un grand du polar. Il possède un style d’écriture fluide et très réaliste qui nous fait entrer en empathie totale avec ces personnages, que ceux-ci soient respectables ou sans morale.

L’auteur sait nous tenir en haleine avec une intrigue pleine d’actions et de rebondissements pendant près de 500 pages. Des chapitres courts rythment l’action et nous éclairent successivement sur le présent de Daniel Magne, de Lisa et le passé de ce tueur. Nous discernons petit à petit les réelles motivations de ce psychopathe à vouloir faire un carnage et comprenons mieux son envie de vengeance.

Avec Jacques Saussey, nous avons à faire à un écrivain qui fait preuve d’excellence dans son art et vous le verrez à la lecture de ce polar. Car ce thriller met la barre très haute. C’est un réel bonheur de lire ces pages et de se laisser happer par les évènements.

Ce livre a été pour moi comme un voyage hors du temps qui m’a scotché pendant toute sa durée. Daniel Magne et sa compagne Lisa, éloignés l’un de l’autre, proches dans la douleur, vont tous les deux côtoyer la mort dans un suspense haletant. Et cela va durer un long moment, croyez-moi sur parole !

Mais il faut bien un final à cette course poursuite qui n’épargnera personne. Faut-il devenir un monstre pour combattre un monstre ? Vous le saurez en lisant le sublime thriller de Jacques Saussey « Ne prononcez jamais leurs noms » !

Merci aux Éditions du Toucan pour leur confiance et merci à Jacques Saussey pour cet excellent thriller !

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UN EXTRAIT DU LIVRE

« Noir.

Noir absolu.

Comme si j’étais enfermé dans une tombe, six pieds sous terre.

Au prix d’un effort insoutenable, je parviens à bouger la tête. Mais même en écarquillant les yeux, je ne discerne absolument rien.

Le vertige arrive lentement, neurone après neurone. Tout se met à tanguer d’autant plus fort autour de moi que je n’ai aucune image à laquelle me raccrocher (…) Je comprends que ça ne sert à rien de résister, que les courants sont bien trop forts pour que ma lutte ait un sens (…)

Alors je tente de vider mon esprit de tout ce qu’il contient. Ma peur, mes questions sans réponses et ma douleur. Je me transforme en vague, moi aussi, et me contente de suivre le mouvement, comme si je n’étais plus qu’une petite goutte d’eau de plus dans l’océan. Je m’écrase sur quelque chose, je glisse, je me régénère, et ça recommence indéfiniment. »

BIOGRAPHIE

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Crédit photo : Mathieu Bourgeois

Jacques Saussey est un écrivain et un auteur de romans policiers. « La Mante Sauvage » est son premier polar qui paraîtra sous le titre « Colère noire ».

Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs.

Par la suite paraîtront les titres « Quatre racines blanches », « Principes mortels », « L’enfant aux yeux d’émeraude ».

Puis « La Pieuvre » et le célèbre « Loup peint » en 2016 aux  Éditions du Toucan.

Son dernier opus « Ne prononcez jamais leurs noms » est une suite de son roman « La Pieuvre ».

Actuellement il travaille comme cadre technique dans une grosse société. Il a pratiqué le tir à l’arc de compétition pendant dix ans, de 1985 à 1995, avec à la clef un titre national individuel en 95 et un par équipe en 92. Il vit dans l’Yonne.

 

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Comme une ombre dans la ville – Nicolas Zeimet

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San Francisco, Californie. Plusieurs femmes sont retrouvées assassinées en l’espace de quelques semaines. Elles ont le même profil : toutes blanches, toutes âgées d’environ trente-cinq ans.

Le tueur a laissé pour seul indice une entaille sur le poignet de ses victimes. Volonté de maquiller les meurtres en suicides ou signature ?

Nicolas Zeimet, bien que jeune auteur, m’a bluffé par sa maturité d’écriture. Celui-ci arrive à nous plonger dans son univers à la fois réel, fantastique et onirique !

ARCHITECTURE DU ROMAN

Ce thriller comporte trois parties qui sont les trois voix des personnages principaux. L’auteur essaie de coller au mieux à la personnalité de chacun.

Tout d’abord, nous ferons la connaissance de Jérôme Dubois, jeune auteur français de bandes dessinées, venu s’installer aux États-Unis pour faire carrière. Celui-ci écrit des Comics, ces fameuses bandes dessinées américaines donnant vie à des super-héros.

Jérôme est une personne solitaire mais très créative. Il s’isole souvent pour dessiner les aventures de son héros Morphoman. Du coup, sa vie privée et sociale est assez minimaliste.

Mais l’ombre du tueur plane sur la ville. Par un concours de circonstances, Jérôme va se retrouver malgré lui mêlé aux agissements du tueur. Cette incursion dramatique dans sa vie va le pousser à agir et à sortir du même coup de son quotidien sans surprise.

Jérôme espère pouvoir démasquer celui qu’on surnomme désormais « Le Tueur des collines ». Il pense disposer de certaines capacités à même de l’aider dans la traque du sérial-killer.

Par la suite, un nouveau personnage apparaîtra dans cette intrique. Une femme ostéopathe qui aidera Jérôme sur un plan strictement médical. Puis leurs rapports humains évolueront vers une relation plus intime.

Enfin, nous entrerons dans la tête d’un tueur psychopathe. Nous aurons un accès direct à ses pensées les plus noires et nous le verrons agir. Ces actes nous révolterons par leur cruauté.

MON AVIS

Ce thriller est pour moi une vraie réussite. Nicolas Zeimet sait amener le suspense à son paroxysme avant de nous  abandonner seuls face à nos questions.

En effet, l’auteur change de point de vue et de personnage au moment où nous touchons du doigt la vérité ! Il créé une histoire dans l’histoire. Il joue avec nos nerfs et notre patience !

Puis il switche à nouveau et se focalise sur l’action d’un autre protagoniste. Nous recommençons à avoir peur ! Nous savons que nous sommes arrivés au bout du chemin et nous tremblons pour les prochaines victimes.

Quelle fin nous réserve l’auteur ? Quel dénouement pourra nous soulager et nous laisser enfin respirer ? Seule la lecture de ce livre vous apportera la paix car vous connaîtrez enfin l’issue de cette histoire !

Bravo Nicolas Zeimet ! Vous avez gagné ! Je continuerai à découvrir vos thrillers si originaux  et tellement addictifs  !

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« Quiconque combat les monstres doit s’assurer qu’il ne devient pas lui-même un monstre. Car lorsque tu regardes au fond de l’abysse, l’abysse aussi regarde au fond de toi. » Nietzsche

nicolas_zeimetNicolas Zeimet a 37 ans et vit à Paris. Il écrit depuis l’âge de dix ans. Son premier roman, « Déconnexion immédiate », est paru en 2011 chez Mon Petit Éditeur.

Après « Seuls les vautours », lauréat du Prix Plume d’Or 2015, il publie « Comme une ombre sur la ville » aux éditions du Toucan qui est son troisième roman.

Le Loup peint – Jacques Saussey

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Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de l’Yonne, près d’Auxerre. Depuis la mort de son fils, son couple est exsangue. Seule, Marion, sa maîtresse, parvient avec peine à lui faire vivre quelques rares moments d’oubli au creux de son lit.

Une nuit, alors qu’il vient de la quitter et traverse une forêt isolée pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture inconnue lui tirent dessus et tentent de le précipiter dans un ravin.

Lorsque Vincent parvient enfin à son domicile, après leur avoir échappé de justesse, c’est pour y découvrir une scène de massacre. Mais ce n’est pas la seule qui l’attend. Le cauchemar ne fait que commencer…

MON AVIS

Mon premier livre de Jacques Saussey. Un style remarquable, très belle intrigue, pas de temps mort, ça pulse dès le départ ! La galerie de personnages est attachante et dans ce monde d’hommes, il y a heureusement des femmes ! Et quelles femmes ! Des amantes qui savent ce qu’elles veulent, notamment une bombe sexuelle qui va faire chavirer des cœurs !

Au milieu de tout cela, Vincent Galtier va devoir ce sortir de ce bourbier et essayer de prouver qu’il n’est pour rien dans tous ces évènements qui s’abattent autour de lui comme une punition divine. Et puis, nous allons faire connaissance avec le « loup peint » mais je ne vous en dis pas plus pour ne pas déflorer l’intrigue ou plutôt les intrigues !

L’auteur nous offre des scènes violentes mais aussi des scènes érotiques qui ne vous laisseront pas insensibles… Plusieurs enquêteurs se démènent pour trouver le ou les coupables de ces massacres non sans y laisser des plumes ! Alors que l’on se rapproche du dénouement final, nous avons droit à de nouvelles révélations qui relancent le suspense…

Et comment tout cela finira-t-il ? Je vous le laisse découvrir ! Vous ne serez pas déçus du voyage ! Un coup de cœur pour moi ! Vivement le prochain !

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Un parfum de soufre – Sylvain Forge

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Mort suspecte dans une maison de retraite près de Nantes !

Une vieille dame est retrouvée carbonisée dans son lit. Seul son corps est brûlé, le reste de la chambre et du lit est intact. Est-ce un phénomène de combustion spontanée ou autre chose ?

L’équipe de la PJ de Nantes, qui a pour commandant Christian Charolle, est chargée de l’enquête. Le lieutenant Bruno Farge et le capitaine Isabelle Mayet sont chargés des investigations.

Dès qu’Isabelle Mayet est informée du lieu de cette découverte insolite, elle réalise que sa mère est pensionnaire dans cette même maison de retraite. Cette mort inexpliquée angoisse fortement Isabelle qui craint pour sa mère qui est atteinte du syndrome d’Alzheimer. De plus, elle apprend que sa mère connaissait la victime. Isabelle Mayet n’aura qu’une obsession : trouver les causes de ce drame le plus rapidement possible.

L’enquête débutera dans cette maison de retraite des Agapanthes, non loin de Nantes. Isabelle Mayet procédera à de nombreux interrogatoires auprès du personnel pour y voir plus clair. Le directeur de cette maison, Jean-Charles Dupré, peu coopératif, veillera avant tout à préserver la réputation de son établissement.

Pour d’autres investigations, Bruno Farge écumera les lieux chauds et glauques de la nuit nantaise où il a des accointances et ses habitudes. Au cours de ces recherches, Isabelle fera aussi la rencontre d’un spécialiste de Jules Verne qui pourra peut-être l’aider.

Ce polar, grâce à son intrigue originale, nous entraînera sur de nombreuses pistes toutes vraisemblables ainsi que vers des lieux ou des sphères improbables. Nos deux policiers devront faire preuve d’intelligence et de ténacité pour espérer résoudre enfin ce mystère.

L’auteur, Sylvain Forge, apprécie cette ville de Nantes : il y vit. Il connaît les méthodes d’investigations de la PJ locale. Celui-ci a construit un polar en deux parties qui se répondent et qui fusionneront pour faire jaillir la vérité.

Sylvain Forge arrive, avec son talent, à nous tenir en haleine pendant presque 400 pages. En effet, il vous faudra patienter si vous voulez connaître les raisons de la mort de cette vieille femme.

Je ne peux vous en dire davantage sans risquer de dévoiler des choses essentielles à l’intrigue. Cela gâcherait votre plaisir ! Et du plaisir, j’en ai eu beaucoup à lire ce polar. Je vous en souhaite autant !