MÖR – Johana Gustawsson

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Sortie : le 15 mars 2017

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.

Torvsjön, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.

Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.

Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

MON AVIS

J’avais adoré « Block 46 », le premier thriller de Johana Gustawsson, bien qu’un des thèmes abordés n’était pas simple puisqu’il dévoilait les atrocités commises au camp de Buchenwald en 1944.

Ce second thriller « Mör » va encore plus loin et frappe plus fort. L’intrigue se déroule toujours entre la Suède et l’Angleterre, des pays que l’auteure connaît bien.

On retrouve avec plaisir la profileuse Emily Roy et sa complice écrivaine Alexis Castells, personnages découverts dans « Block 46 ».

Ce thriller est une réussite totale ! Une vraie claque ! Les moments de suspense et de tension m’ont fait bondir de mon fauteuil ! J’ai eu peur pour la vie de certains personnages.

Le roman concocté par Johana Gustawsson est parfait de maîtrise. Il allie une intrigue passionnante et une lecture addictive avec des personnages forts en caractère. Pas de temps mort. L’enquête avance vite.

La très belle plume de l’auteure a su m’accrocher dès le départ pour ne plus me lâcher jusqu’au final. Je vous laisse découvrir ce chef d’œuvre par vous-même.

Ce récit est sombre par son thème et dur par les actes commis. Malgré tout, Johana Gustawsson arrive à faire passer de l’humour et de l’ironie grâce à ses personnages fétiches que sont Emily Roy et Alexis Castells.

«Mör » a été un vrai coup de cœur pour moi et l’auteure a franchi un nouveau palier qui la rapproche des meilleurs auteurs de thrillers. L’excellence est ici ! Ne la manquez pas !

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BIOGRAPHIE

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Johana Gustawsson vit à Londres avec son fils et son mari. Block 46, son premier roman, est désormais traduit dans près de quinze pays.

Avec Mör, plongez dans le labyrinthe d’une intelligence perverse, née à Londres au XIXe siècle, dans les ruelles hantées par Jack l’Éventreur…

 

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BLOCK 46 – Johana Gustawsson

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Sortie : le 21 octobre 2016

Avec « Block 46 », Johana Gustawsson nous serre un thriller efficace et sans temps mort. C’est une réussite totale !

Je dois avouer qu’un des thèmes abordés m’a d’abord fait reculer mais j’ai bien fait de surmonter mon appréhension.

Londres. Alexis Castells, apprend la mort atroce d’une de ses amies, Linnéa Blix, à Falkenberg en Suède. Le cadavre est terriblement mutilé. Alexis prend l’avion et se rend en Suède avec les proches de Linnéa pour identifier le corps.

Londres. Emily Roy, profileuse de renom, enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise identifiée Linnéa Blix : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance Alexis Castells, écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités très différentes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Ce thriller mêle deux intrigues : la première se passe en Allemagne, en juillet 1944. La seconde se passe de nos jours, entre l’Angleterre et la Suède, sur la piste d’un serial killer. Bien entendu, ces deux histoires vont faire sens à la fin du roman. Je n’ai pas vu la fin venir et vous ne la verrez pas non plus, croyez-moi.

Pour moi, le début du livre a été une expérience déchirante à lire. En effet, ce thriller relatant les atrocités du camp de Buchenwald m’a pris aux tripes.

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Les trains de prisonniers juifs allant vers les camps d’extermination, un voyage sans retour sans air ni eau dans des wagons à bestiaux, l’odeur de mort à l’intérieur. La descente du train et l’humiliation suprême de devoir retirer tous ses vêtements, de se retrouver entièrement nu face aux SS. La longue marche de ces prisonniers en direction du camp et vers leur mort quasi certaine.

Dans ce camp de Buchenwald, en 1944, un juif allemand, Erich Ebner, est contraint, pour sauver sa peau, d’aider un docteur nazi dans sa pratique d’expériences sur les prisonniers du camp.

Heureusement, les personnages d’Alexis Castells et d’Emily Roy sont attachants et nous font passer de bons moments dans cette enquête. Mais on comprend vite que ces deux amies ont eu des expériences douloureuses à traverser dans un passé proche ou lointain. On soulève un pan du voile et l’on découvre des failles.

L’auteure, Johana Gustawsson, nous donne les détails des traitements réservés aux juifs, la nudité, la promiscuité, les atrocités commises auprès des enfants du camp de Buchenwald, en 1944. Johana Gustawsson, petite-fille de déporté, ne cherche pas à nous émouvoir en exposant ces faits de barbarie. C’est pour elle un devoir de mémoire de décrire ces crimes nazis pour que personne n’oublie jamais.

Ce thriller « Block 46 » est machiavélique et son intrigue nous tient en haleine jusqu’à un final mémorable ! Une auteure que je vais suivre dès à présent en m’attaquant à son second opus « Mør » !

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BIOGRAPHIE

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Johana Gustawsson vit à Londres, avec son fils et son mari. Block 46 est son premier roman.

Petite-fille de déporté, elle plonge au cœur de la folie meurtrière et ravive la mémoire des crimes nazis.

Elle vient de sortir son second thriller « Mør » chez les éditions Bragelonne, le 15 mars 2017.

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Le livre des âmes – James Oswald

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Pendant 10 ans à chaque période de Noël, on retrouvait à Édimbourg, dans la deuxième plus grande ville d’Écosse,  un nouveau cadavre de jeune femme : nu, la gorge tranchée et complètement nettoyé.

La dernière victime, Kirsty Summer était la fiancée du détective Tony McLean. Mais dans cette affaire, le tueur de Noël commit une erreur qui permit à McLean de mettre un point final à la morbide carrière de ce tueur en série.

Aujourd’hui, 12 ans plus tard, le Tueur de Noël est retrouvé mort, assassiné par un de ses compagnons de cellule.

Et au retour des fêtes de fin d’année, un nouveau cadavre de femme est découvert : nu, parfaitement lavé, la gorge tranchée.

A-t-on affaire à un copycat ? McLean s’était-il trompé de coupable 12 ans plus tôt ? Ou y-a-t’il une autre explication plus troublante encore ? McLean doit le découvrir avant que le tueur ne frappe à nouveau.

En parallèle, des bâtiments en construction se mettent à brûler dans divers secteurs de la ville… Impossible d’identifier la cause réelle de l’incendie qui se propage très rapidement. Accidents ? Incendies volontaires ?

McLean, en bon écossais, enquête sur ces affaires mais surtout sur ce tueur inconnu qui abandonne ses victimes dans l’eau d’un canal ou d’un cours d’eau à l’écart de la ville… Et pourquoi un ouvrage ancien nommé « Livre des âmes » va interpeller McLean dans cette enquête ?

MON AVIS

Ce polar écossais de James Oswald sait nous accrocher par son côté étrange et fantastique. C’est un atout indéniable de cette intrigue qui possède ainsi un charme supplémentaire.

L’écriture de l’auteur est fluide et précise pour décrire les évènements, les actions et les personnages. Nous sommes happés par l’histoire et suivons l’inspecteur McLean pas à pas dans ses investigations. Celui-ci est accompagné d’une équipe aussi sympathique qu’efficace.

Ce polar n’est ni un roman noir ni un livre très violent mais possède une atmosphère particulière que j’ai bien aimé.

L’auteur sait jouer avec nos nerfs dans la dernière partie. Son suspense nous tient en haleine jusqu’à la fin et rien ne nous permet de deviner le dénouement final.

C’est donc un bon polar et j’aurai grand plaisir à lire de nouveau cet auteur. Un auteur à découvrir !

BIOGRAPHIE

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James Oswald est un auteur pas comme les autres. Fermier le jour, écrivain la nuit, il élève des vaches et des moutons en Écosse. D’abord autopublié, il a connu un succès fulgurant dès ses débuts. « De mort naturelle » est la première enquête de l’inspecteur McLean. « Le livre des âmes » en est le second opus.

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